Le match organisé pour célébrer et honorer les premières footballeuses du Cameroun le 9 Aout à Douala, est le point de départ d’un plaidoyer en leur faveur.
Dimanche 9 Août 2026. Nous sommes au stade Marion situé au quartier Cité-Sic dans le 5ème arrondissement de Douala. Il pleut de temps à autre mais cela n’empêche pas l’événement prévu ce jour de dérouler son programme. Le « gala des pionnières » comme il s’appelle est un match de football qui réunit plusieurs des plus anciennes footballeuses du Cameroun. Il sert à passer un message. Celui d’une meilleure considération pour celles qui ont écrit les premières lignes de l’histoire du football féminin au Cameroun.
Une cinquantaine de footballeuses venues de plusieurs régions du Cameroun prennent part à la fête. Deux équipes sont formées. L’une d’elles arborent des maillots violets et des shorts blancs. L’autre est en jaune et de noir. Un ancien président du club féminin Louves MINPROFF donne le coup d’envoi. Le match est plaisant. Bien que moins vives, les joueuses conservent de beaux restes. Leur technique est impeccable. On se régale malgré la pluie qui laisse de grosses flaques d’eau sur la nouvelle et belle pelouse du stade Marion.
Impliquer et soutenir les pionnières
Les violets que conduit la promotrice du gala Amélie Ndjib Ngo Baleba plantent 4 buts contre 1 pour l’équipe d’en face. Au coup de sifflet final, l’ex internationale camerounaise jubile. « Je manque de mots pour apprécier ce que j’ai vu. Même la pluie ne nous a pas empêchées de vivre notre rêve. On a rêvé, j’ai stressé, mais je suis émue de savoir qu’il y a des files qui pensent au football féminin. Ces pionnières qui ont vécu comme à leur époque. Aujourd’hui, elles ont valorisé leurs talents sus la pluie battante », exulte-t-elle tout en glissant une revendication. « Je voudrais qu’on incorpore les pionnières dans le football féminin. Qu’on prenne les filles de Douala, Bamenda, de partout. Qu’on les incorpore dans les équipes nationales de foot féminin », lance-t-elle.
Dans la suite de son plaidoyer, Amélie Ndjib demande aux institutions, plus particulièrement celles en charge du football, de soutenir les footballeuses à la retraite. Message reçu 5/5 à la Fédération Camerounaise de football (FECAFOOT) l. Sa représentante Marthe Ngo Mouaha épouse Dikongo trouve la demande des anciennes footballeuses légitime et promet de tout faire pour qu’elle se concrétise.
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« Il faut les honorer ! Pourquoi à chaque fois c’est toujours une histoire d’hommes d’abord et il faut attendre trente ans après pour penser aux femmes ? Non ! Ce serait vraiment une bonne idée d’organiser des compétitions pour les footballeuses vétérans. Il faut les honorer ! C’est un projet que je vais soumettre tout naturellement au prochain comité exécutif. En tant que responsable du football féminin, je vais donner de ma force pour que ce soit une réalité. C’est extrêmement important », déclare la porte-voix du foot féminin au sein du comité exécutif de la FECAFOOT.


