Le directeur technique national de la Fédération camerounaise d’athlétisme se satisfait de l’organisation de la 31ème édition de la Course de l’Espoir. Il dévoile le projet du Cameroun pour ses athlètes qui performent à l’ascension du Mont Fako.
Le vainqueur de la 31e édition de la Course de l’Espoir réalise une performance que l’on pourrait qualifier d’exceptionnelle. Cela faisait combien de temps qu’on n’avait plus vu pareil résultat ?
Ce qu’il faut dire, c’est qu’au fil des saisons, les performances varient. Parce que l’ascension du Mont Cameroun n’a pas de records. Le parcours n’est jamais le même. Il suffit d’un problème météorologique, qu’i y ait un éboulement dans la montagne et on sera obligé soit d’allonger l’épreuve, soit de la raccourcir. C’est pour cela que nous appelons cela « les meilleures performances ». Mais exceptionnellement cette fois-ci, un casting a été réalisé lors des sélections.
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Aussi bien chez les nationaux que chez les étrangers, nous avons mis la barre à un certain niveau pour avoir maintenant la crème de l’athlétisme au niveau de cette montagne, le Mont Cameroun, qui est unique dans le monde. En jargon technique, nous appelons cela « étalonner ». Nous avons mis une date butoir pour la réalisation de certaines performances. L’épreuve ne devait pas durer minimalement 1 heure. Il fallait que cela soit 1 heure 10 – 1 heure 30, pour donner du poids à cette compétition-là. Cela a un rapport avec les épreuves nationales.
Quels étaient les critères de sélection au niveau international ?
Sur le plan international, ceux qui voulaient participer devaient s’inscrire en ligne. Ce qu’ils ont fait. Maintenant, nous au niveau de la direction technique nationale de la Fédération Camerounaise de football, rentrions dans leurs sites internet pour connaitre leurs rankings dans ces pays. Nous avons ainsi pu avoir leurs classements. Nous avons élagué. Ceux qui étaient dans les profondeurs du classement ont été recalés. Nous avons maintenu simplement ceux qui étaient dans ce que nous voulions comme vision de la discipline.
C’est cela qui nous a permis d’avoir sur la liste des participants 13 pays étrangers parmi lesquels certains pays de renom comme l‘Ouganda. Les Kenyans sont nos partenaires depuis longtemps, On a vu le Mali, la Tunisie qui commence à entrer, le Costa Rica qui est là. Vous voyez donc que cela nous a donné une panoplie de pays et de continents pour rehausser l’éclat de la Course de l’Espoir 2026. Nous allons continuer sur cette lancée, continuer à utiliser des paramètres probants pour pouvoir relever le niveau de cette compétition. Surtout que nous avons un challenge en 2026.
Comment comptez-vous rendre plus performants dans les épreuves internationales les lauréats camerounais de la Course de l’Espoir ?
Nous voulons commencer à faire une mutation de cette discipline de l’athlétisme qu’est l’ascension pour que certains compétiteurs qui ont certaines capacités puissent commencer à courir les marathons et les semi-marathons. Ce sont deux compétitions totalement différentes. Une année où Sarah Etonge avait gagné la compétition, nous l’avons envoyée un mois après au marathon de Libreville. Mais elle s’est retrouvée au 39ème rang. Il fallait changer de type d’entrainement et d’équipements. Avec tout le potentiel dont le Cameroun regorge au plan géographique, cela nous fait quand même mal, que nous passions à côté aux championnats d’Afrique, qu’on n’ait pas de marathoniens. Cela ne se conçoit pas !
Comment imaginez-vous l’avenir de la Course de l’Espoir ?
Il est radieux. Les paramètres que j’édictais tout à l’heure sot e train de nous mettre sur orbite. J’ai dit que c’est une compétition unique dans le monde. Tout à l’heure le représentant de l’Eswatini a dit qu’elle est mal organisée. J’ai été obligé de le reprendre. Je lui ai rétorqué : « c’est vous-même qui n’étiez pas organisé ». C’était sa première participation. Le règlement stipule qu’à 12 heures, tout le monde commence à redescendre. Vous êtes arrivé hors délai. Je crois que même quand on fait les rallyes, il y a les « hors délai ». Il est 16 heures. Nous venons d’arrêter la compétition. Tous ceux qui franchissent la ligne d’arrivée en ce moment sont hors délai. On ne les prend plus en compte.
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Et comme nous ne voulons pas qu’il y ait des problèmes dans la montagne le règlement stipule que tous ceux qui arrivent maintenant son hors délai. Il dit qu’à 12 heures pile, les officiels ferment le sommet et tout me monde redescend et on ne remet plus les éléments-témoins. Je vais tirer sur nous-mêmes. Nous donnons une très mauvaise image de notre pays au niveau des médias. Dans les revues de presse que je regarde, tout ce qui est négatif, c’est nous-mêmes qui balançons sur la toile. Maintenant que l’on veut faire quelque chose dans un ordre bien précis, on commence à trouver des failles. Aujourd’hui le taux de réussite en rapport avec l’organisation de l’ascension du Mont Cameroun est 90%. L‘année prochaine, il montera à 110%. Ça ira ainsi crescendo.


