Cet art martial fondé en 2010 par le Guyanais Yannick Théolade a été présenté dans les locaux de l’Académie Africaine des Arts Martiaux à Douala, le 3 Août.
Des démonstrations rythmées par le son d’un tam-tam, des pratiquants obéissant à un maître assis ou debout. Ceci est une séance de l’art Martial appelé Djokan. Son fondateur, le Français Yannick Théolade, le présente au Cameroun pour la première fois. Le stage se déroule la matinée du 3 Août à l’Académie Africaine des Arts Mariaux, à Douala.
« C’est un art martialo-musical. Cela veut dire qu’il y a autant de pratiques martiales combinées à l’art musical. Parce que ce qui unit le Cameroun et la Guyane, les similitudes c’est que la vie est rythmée par la musique, par le tam-tam, par le tambour. Et effectivement, c’est un art qui se conditionne qui s’ancre dans sa musicalité profonde. Le but est de travailler le lien entre l’homme et la nature, le corps, l’esprit et l’âme qui sont réalignés, recentrés, ancrés en soi.», détaille le géniteur de cet art martial afro-amazonien.
Aux sources de la culture amazonienne
Le Djokan tire en effet ses origines des us et coutumes, traditions, pratiques guerrières des peuples d’Amazonie (Amérindiens, Noirs Marron Bushinengue, Créoles de Guyane). Son fondateur répond à l’invitation du promoteur de l’Académie Africaine des Arts Martiaux, Me Louis Roger Youmbi. Le Guyanais vient partager avec les autres disciplines martiales du Cameroun. Il veut « créer un pont culturel, artistique et martial entre l’Afrique et l’Amazonie et notamment le Cameroun et la Guyane ».
Le Djokan voit le jour en 2010 en Guyane. Il est déjà connu dans plusieurs pays et territoires. Yannick Théolade cite notamment le Bénin, le Burkina Faso, le Sénégal, l’Angleterre, Espagne, le Brésil, les Etats-Unis. Il se dit heureux de son séjour au Cameroun. « Je suis plus que satisfait. J’ai retrouvé des frères, de sœurs. Il n’y a pas de mots…En fait j’ai vibré. Jusqu’à maintenant, je sais que je ne suis pas encore redescendu. Mais c’était puissant. C’était comme les Lions Indomptables », réagit-il. Le fondateur-formateur aura apporté un plus à ses élèves d’un jour. A l’instar de l’ancien capitaine de l’équipe nationale du Cameroun de MMA Joël Tiffo.
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« Je suis très content. J’ai appris beaucoup de techniques. Quand on dit MMA on entend « arts martiaux mixtes ». Donc, le regroupement de tous les arts. Je ne pouvais pas apprendre qu’un frère vient au Cameroun présenter son art et je ne viens pas essayer d’en faire la découverte, apprendre certaines techniques qui pourront me servir demain ou après-demain dans une cage. J’ai même été surpris de la connexion, de l’efficacité des techniques. Je suis partant pour revenir et apprendre plus », fait savoir l’apprenant.


