L’ « allié fidèle et loyal » du président de la FECAFOOT estime que l’actuel exécutif se met dans la peau du protagoniste qui a peur d’affronter de potentiels adversaires à l’élection prévue en Décembre prochain.
Jean Crépin Nyamsi dénonce la sentence de la commission d’éthique de la FECAFOOT qui frappe Geremi Sorel Njitap Fotso. L’ « allié fidèle et loyal » du président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) a signifié son désaccord dans un « direct » Facebook mercredi. Le président du club de football Dihep Di Nkam y rappelle qu’il s’est porté candidat à l’élection à la présidence de la FECAFOOT DE 2021 pour réconcilier les acteurs du football. Il se demande où sont passés l’amour, le vivre ensemble, la tolérance que l’on connaissait hier. Il explique que les Camerounais s’attendent à le voir s’exprimer de façon sincère, honnête. Raison pour laquelle il décide de dire ce qu’il ;pense de a sanction infligée à Geremi Njitap .
« Nous sommes dans une gestion de règlements de comptes. Nous sommes dans une gestion, peut-être pour moi, pas sincère (…) Je ne peux pas toujours être d’accord avec toutes les décisions prises juste parce que je crois à la gestion de celui que j’appelle mon allié Samuel Eto’o », envoie l’universitaire. « Je ne suis pas obligé de penser comme Samuel Eto’o Lui n’est pas obligé de penser comme moi. Vous pensez qu’un allié est obligé de tout accepter ? Je ne suis pas un mouton (…) », poursuit le Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication.
« Gérémi Njitap n’a pas toujours été d’accord avec le président de k FECAFOOT Samuel Eto’o. Je ne souhaite pas entrer dans des divergences qui ne nous aident pas, mais nous devons aussi être fair-play », exhorte Nyamsi.
« Depuis l’arrivée de Samuel Eto’o à la tête de la FECAFOOT, il y a trop de suspensions et ce n’est pas bien »
Il estime qu’il y a trop de têtes coupées à la Fédération Camerounaise. Ce qui selon lui n’augure pas un scrutin apaisé en fin d’année. « Toutes les décisions ne doivent pas toujours être applicables (…) Nous sommes face à une situation qui peut avoir des conséquences en Décembre avec même l’intervention de l’Etat.IL y a trop de suspensions. Cela ne rend plus crédible nitre gestion à la tête de FECAFOOT. Les suspensions de Geremi et de son SG sont de trop. Depuis l’arrivée de Samuel Eto’o à la tête de la FECAFOOT, il y a trop de suspensions et ce n’est pas bien. A 5 mois de l’élection à la FECAFOOT, nous ne pouvons pas nous permettre, parce que nous avons un petit soupçon que tel sera candidat et décidons de l’écarter. Si nous acceptons ça, cela veut dire que nous acceptons que Biya écarte tous ceux qui veulent lui tenir tête. Je suis un activiste. Je me bats pour le changement dans mon pays. Est-ce que je suis pour qu’on balaie tous les adversaires potentiels de Paul Biya ? Non ! », avance Jean Crépin Nyamsi.
L’allié réaffirme son soutien constant à Eto’o, et revendique la position de défenseur numéro un quand il s’agit de déployer le bouclier sur les réseaux sociaux lorsque celui-ci est attaqué. Pour montrer son total engagement à défendre la FECAFOOT, Nyamsi déclare qu’il a pris des coups, évoquant même un empoisonnement. « Personne ne me fait peur », affirme-t-il cependant.
« Il est évident que le président Samuel Eto’o est populaire. A quoi servent toutes ces suspensions ? Ça nous apporte quoi ? Au contraire, on a l’impression que nous sommes des petits dictateurs. Nous voulons aller à l’élection avec qui en décembre ? Nous ne devons pas nous mettre dans le posture de ceux qui ont peur des adversaires », lâche-t-il en dénonçant ces « mauvaises personnes » qui à la FECAFOOT, auraient « une mauvaise influence sur d’autres ».
« On ne peut pas s’amuser à suspendre Geremi Njitap de cette façon »
Jean Crépin Soter Nyamsi pense que la stature de Geremi Njitap aurait dû être prise en compte au moment de rendre le verdict. « Je ne suis pas d’accord avec la commission d’éthique de la FECAFOOT qui a suspendu Geremi Sorel Njitap le président du SYNAFOC. Geremi Sorel Njitap est une légende comme Samuel Eto’o ! On ne peut pas s’amuser à le suspendre de cette façon et nous applaudissons. Ce n’est pas possible ! Je condamne avec la dernière énergie la suspension de Geremi Sorel Njitap. De la même façon, j’ai condamné Geremi Njitap hier quand il a manqué de respect au président de la FECAFOOT. J’ai condamné Marc Brys. Jusqu’aujourd’hui, je le condamne pour le manque de respect qu’il affiche vis-à-vis du président de la FECAFOOT. Je ne peux pas accepter la suspension d’une personnalité footballistique camerounaise comme Geremi Njitap. Je ne peux pas l’applaudir », réfute-t-il.
Il estime que le président du Syndicat National des Footballeurs Camerounais (SYNAFOC) aurait pu être sanctionné d’une autre façon. Le soutien de Samuel Eto’o fait le procès d’un pan de la gouvernance de son champion. « Trop de suspensions attirent la rébellion. On ne peut pas seulement fonctionner avec des personnes acquises à notre cause », clame-t-il en interrogeant : « si nous écrasons tous les opposants, nous allons combattre contre qui ? »


