George Weah, unique Ballon d’or européen détenteur d’une nationalité africaine prend position dans l’affaire de la finale Sénégal-Maroc. L’ancien président du Liberia dénonce la décision du jury d’appel de la Confédération Africaine de Football. Pour lui « cette décision a encore davantage terni l’image du football africain, minant la confiance dans l’équité, la cohérence et l’intégrité du football sur le continent ». C’est pourquoi il « appelle le Tribunal arbitral du sport (TAS) et les autres instances compétentes à agir avec fermeté pour que cette mascarade ne soit pas tolérée ».
Voici dans son entièreté le communiqué par lequel Georges Weah réagit à la décision de la Confédération Africaine de football (CAF) qui retire le trophée de la CAN 2025 pour l’attribuer au Maroc.
« Au football, les Lois du Jeu sont claires : l’arbitre sur le terrain est l’autorité suprême pour les décisions prises pendant le match. Une fois le jeu autorisé à reprendre et le match terminé, le résultat obtenu sur le terrain est définitif.
Conformément au règlement applicable de la Confédération Africaine de Football (CAF), les officiels de match ont pleine autorité pendant la rencontre.
Le règlement de la CAF est conforme aux Lois du Jeu de la FIFA, qui stipulent que :
« L’arbitre a pleine autorité pour faire appliquer les Lois du Jeu relatives au match pour lequel il a été désigné, et ses décisions sur les faits liés au jeu sont définitives. »
— Loi 5, Lois du Jeu (appliquées par toutes les Confédérations, y compris les compétitions de la CAF). Dans le cas présent de la finale de la CAN entre le Sénégal et le Maroc, l’arbitre a autorisé la poursuite du match après l’abandon des Sénégalais, et la rencontre s’est déroulée jusqu’à son terme, prolongations comprises, avec le résultat obtenu sur le terrain.
De plus, après le match, le rapport arbitral a relevé un arrêt de jeu, et non un forfait, et a recommandé des sanctions appropriées pour les infractions commises durant la rencontre.
Par conséquent, la décision ultérieure du comité de la CAF, prise après la fin du match, ne saurait remettre en cause l’autorité exercée par l’arbitre pendant la rencontre, conformément à la Loi 5 des Lois du Jeu.
Le football doit se décider sur le terrain, et non être rejugé après le coup de sifflet final.
Il n’existe donc aucune justification sportive pour annuler un match qui s’est déroulé conformément à l’autorité de l’arbitre et aux Lois du Jeu. Autrement, le football s’engagerait sur une pente glissante où ce seraient les instances disciplinaires, et non les officiels de match, qui prendraient des décisions après-match pour annuler celles prises sur le terrain, comme les penalties, les hors-jeu et les cartons rouges.
Où cela s’arrêtera-t-il ?
Cette décision a encore davantage terni l’image du football africain, minant la confiance dans l’équité, la cohérence et l’intégrité du football sur le continent.
J’appelle le Tribunal arbitral du sport (TAS) et les autres instances compétentes à agir avec fermeté pour que cette mascarade ne soit pas tolérée.
Je profite également de cette occasion pour clarifier que les publications largement diffusées sur les réseaux sociaux, affirmant que je soutiens la décision de la Commission de discipline de la CAF contre le Sénégal, sont totalement fausses.
Tous ceux qui diffusent mon image et l’associent à de telles déclarations mensongères sont priés de s’abstenir.
George Manneh Weah, Senior
Vainqueur du Ballon d’Or (1995)
Trois fois Ballon d’Or africain (1989, 1994, 1995 »)


