La fondatrice de la Young African Aviation Professionnal Association (YAAPA) Aerowalk / SAJAC présente le projet de développement de l’aéronautique africaine qu’elle vient de lancer à Douala à travers une activité sportive courue.
Qu’est-ce que l’initiative Aérowalk ?
Dans le cadre de la célébration de nos 10 ans de forum pendant la fête de la jeunesse au Cameroun, nous avons initié une marche sportive à l’époque lors de l’organisation du premier forum YAAPA. Cette année, on a décidé de lancer l’Aerowalk qui est une plateforme qui amène les jeunes à comprendre que l’aéronautique part d’abord du sol. Raison pour laquelle nous avons organisé cette marche pour découvrir les sites touristiques qui nous entourent à Douala. Nos sites historiques à l’instar de la Cathédrale, La Pagode, le lycée Joss, ces sites pour lesquels les gens passent sans en connaitre l’histoire ont retenu notre attention. Parce qu’en fait, l’aéronautique est un facteur du développement économique et nous avons lancé une charte. Et pour pouvoir lancer cette charte-là, il fallait commencer par le pas et le pas c’était la marche. Maintenant, « Aero » c’est parce que c’est l’aéronautique. Cette initiative a une forte valeur symbolique pour nous. Elle marque nos 10 ans de vie associative dans le cadre d’organisation d’événements prenant la fête de la jeunesse. Vous avez vu les femmes, les jeunes engagés ainsi que les professionnels du secteur qui sont venus nous soutenir. Notre charte ainsi lancée a 5 piliers que je vous invite à consulter sur notre site web www.yaapaforafrica.org. Vous y découvrirez les activités que nous menins depuis notre création en 2014.
Etes-vous satisfaite de la mobilisation vue le 1er Février ?
Très satisfaite et même au-delà de la satisfaction. Déjà la couverture médiatique que nous avons eue est inhabituelle. Nous n’avons souvent eue autant de médias dont les membres ont eux-mêmes participé à la marche. J’espère que vos confrères qui n’ont pas pu être là vont nous assister, passer le message. Parce que l’aéronautique doit être démystifiée. C’est un secteur qui est à la portée de tout le monde. Il n’est pas que pour les pilotes, les mécaniciens et les hôtesses de l‘air comme on le pense. Nous avons la technologie, la digitalisation, les aéroports, les aviations civiles, les compagnies d’assistance aéroportuaire pour ne citer que cela. Il y a aussi le cargo. Pendant le covid-19, les gens ne pouvaient pas voyager, mais il fallait que les vaccins, les gants, tout ce qui devait sauver les populations soient transportés. A travers cette marche sportive, nous avons passé le message de et engagement contenue dans notre Charte. Nous interpellons par la même occasion les différents acteurs du secteur au Cameroun, dans la sous-région, en Afrique ainsi que les partenaires extérieurs. Parce que l’aéronautique se veut inclusive et l’Afrique n’a pas l’autonomie. Elle évolue onc dans le cadre de l’auto dépendance. Car les fabricants ont besoin d’un marché et comme on le dit, l’Afrique c’est le présent et le futur. Nous sommes le marché potentiel, mais il faut aussi avoir une population formée qui pourra au moins contribuer au développement, à la survie de cette aéronautique.


