La 6ème édition s’est disputée à Douala dans le sillage des Journées Portes Ouvertes du Complexe Sportif de Japoma. L’occasion pour la discipline de confirmer sa progression et l’intérêt qu’elle suscite auprès du public. L’association Racing 237 qui organise la compétition n’a sans doute jamais été aussi proche d’obtenir le statut de fédération qu’elle réclame.
Le jour-J est arrivé. Ce 8 Février, on va entendre le vrombissement des moteurs. Le public qui depuis deux jours vient visiter le Complexe Sportif de Japoma va voir les pilotes de motos rivaliser de vitesse. Is vont s’affronter dans le cadre du 6ème Grand Prix du Cameroun. La course va se dérouler sur le circuit imaginé pour l’occasion au sein de l’imposante infrastructure. Le Racing 237 organisateur de la compétition, commence la journée par une communication.

Son président Narcisse Kounhoua, son staff, des concurrents de l’épreuve du jour, des clubs sont dans la salle des conférences de presse pour une communication. Il répond aux questions des journalistes présents. Il parle de l’intérêt que manifeste à l’endroit de son association des fédérations étrangères. « Nous sommes déjà rendus à environ trois ou fédérations qui nus invitent tous les ans et qui actuellement n’attendent que nous puissions attendre le cadre légal pour entrer en symbiose avec l’interlocuteur local », fait-il savoir.
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Priorité à la sécurité
Pour le promoteur, le motocyclisme sportif au Cameroun gagne progressivement en maturité. Abordant l’événement du jour, Narcisse Kounhoua déclare que le parcours présente « un circuit qui alterne de très agréables courbes ». Les motos en course ont des moteurs de 1000 cm3 pour la catégorie reine. « Le Grand Prix Moto du Cameroun est une course qui est offerte normalement aux sportives. Ce sont des motos à guidons-bracelets. C’est-à-dire que le pilote à grande vitesse est assis sur sa moto en forme de grenouille. On a également des Roster qui sont eux aussi des sportives mais avec des guidons plus que droits », précise le passionné de moto. Il y a parmi les concurrents une femme. C’est Astrid Mbondo.
Elle n’est pas complexée le moins du monde. « Je me sens bien », assure-t-elle en promettant l’enfer aux autres coureurs. La course débute vers le milieu de l’après-midi. La sécurité des spectateurs qui se retrouvent de part et d’autres du circuit long de 3 kilomètres préoccupe au plus haut point. Le speaker rappelle régulièrement à ce public la nécessité de ne pas se retrouver sur le chemin des motos. « Elles roulent à une vitesse de 200 kilomètres par heure », insiste l’homme au micro pour montrer la dangerosité de l’épreuve en cours.
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Les 10 motocyclistes sportifssur la ligne de départ effectuent chacun 12 tours. Chaque passage reçoit les applaudissements des spectateurs. Jackson Bimela remporte la course. Nabil Ngouloure se classe deuxième et Arsène Mbom complète le podium. Le vainqueur l’emporte pour la quatrième fois. Il retrouve la couronne perdue au 5ème Grand Prix en 2025, à Yaoundé.
Objectif : devenir une Fédération sportive
Le 6ème Grand Prix Moto du Cameroun a montré de belles choses. Il séduit davantage de monde. L’ONIES (Office National des Infrastructures et Equipements Sportifs) son nouveau partenaire est aussi sous le charme. Il entend poursuivre l’aventure qui démarre avec le Racing 237. Son directeur général pense que l’association mérite un meilleur statut. « Ils travailleront avec nous sur la durée. Nous pensons que cette structure mérite un eu plus de considération qu’elle ne l’a jusqu’à maintenant et nous voyons l’estime que les populations portent et l’appréciation et nous sommes convaincus que les choses s’amélioreront pour ce groupe bientôt », souhaite François Félix Ewane.

Narcisse Kounhoua n’en demande pas tant, lui qui estime que le Grand Prix Moto du Cameroun vient de réaliser, à l’occasion des « Japoma Diamond Days », une nouvelle démonstration de force. « C’est une discipline qui suscite une grosse mobilisation. Il y a les constructeurs automobiles, les sociétés pétrolières, les banques, les assurances qui accompagnent les sports mécaniques. Au Cameroun, nous faisons tout ce que nous faisons là pour montrer qu’effectivement, c’est une pratique qui arrive à maturité. Nous espérons que les pouvoirs publics que les pouvoirs publics nous permettent de sortir de la clandestinité en nous accordant le cadre légal. Nous profitons de ces journées portes ouvertes de l’ONIES pour moi de remercier l’administration de l‘ONIES pour cette opportunité qu’elle nous offre de produire des stars dans une discipline sportive élitiste qui se pratique au Cameroun », réagit-il.
l’on connaît déjà les dates des prochains Grand Prix. Le 7e a lieu au mois de Juin à Japoma. Le 8e se dispute au mois d’Août Août au Complexe Sportif d’Olembe, à Yaoundé.


