L’aspirant au fauteuil présidentiel s’est entretenu avec la presse à Douala dans la soirée du 7 Novembre, jour de l‘ouverture officielle des candidatures au poste de président de la Fédération Camerounaise de Football. Il s’élève contre l’organisation du processus électoral en cours depuis Août et déplore le silence du ministère des sports et de l’éducation physique. Pour lui, l’Etat ne doit pas laisser faire ce qu’il considère comme un processus vicié.
Voici de larges extraits de la déclaration de Gilles Christian Ngnize
» Je vais regretter et déplorer cette attitude irresponsable de la Fédération qui organise les élections sans avoir reçu l’aval de la haute hiérarchie. Et pour cela je pense qu’il faudrait qu’on puisse voir ce qui ne va pas au vu de cet empressement. On a une fédération qui n’a pas pu produire les résultats escomptés, qui n’a pas pu apporter les solutions que nous pensions, qui nous a fait rêver, qui nous a bluffés. Aujourd’hui, elle s’empresse pour un second mandat. Je ne trouve pas cela juste. C’est pour cela qu’en temps normal, elle devrait ouvrir les candidatures. Et sur cette base, on pouvait dénicher sur la base de la commission électorale quelques candidatures. Permettez-moi de rappeler ici que le candidat Gilles Christian Ngninze a saisi la commission électorale pour décrier cette situation. Celle-ci n’a pas réagi. Nous avons saisi le ministère des sports et de l’éducation physique pour information. Jusqu’à présent, il n’y a toujours pas de retour par rapport à notre correspondance. On a saisi la présidence de la République pour déplorer cette parodie. Mais jusqu’à présent, il n’y a toujours pas de réaction. Cela nous donne l’impression qu’il y a une sorte de complicité. Surtout en cette période sensible. C’est une période délicate. Nos sortons d’une élection assez chaude. Il ne faudrait pas qu’on en rajoute. On sort déjà là des émeutes et autres. Il ne faudrait pas que les choses puissent se passer mal compte tenu de la sensibilité du football. Je dis encore, je le répète, je demande à l’Etat du Cameroun, au Premier Ministre chef du gouvernement, de pouvoir se saisir de cette affaire pour arrêter cette mascarade. Sinon on se retrouvera dans la confusion dans la confusion.
« On est dans un fiasco total, mais on s’empresse pour les élections »
Je suis candidat. J’ai pensé un projet de société. Je veux servir le football. Je voudrais apporter ma pierre à l’édifice. Le ministère des sports et de l’éducation physique a saisi la Fédération pour lui demander d’arrêter cette mascarade, ce film que nous observons en ce moment. A ma grande surprise ça a continué comme une sorte de défiance. Un imbroglio pareil est vraiment regrettable. Mais connaissant le référentiel Cameroun, je suis sûr et certain que l’Etat est toujours debout et que, coute que vaille, à la dernière minute, il y aura une correspondance qui viendra de la hiérarchie pour arrêter cette comédie.
C’est fait à dessein parce qu’ils vont vous parler de leur candidature. Mais quand vous avez une mandature de quatre ans comme celle-là, vous devriez faire un certain nombre de choses. Vous avez eu un projet de société que vous avez présenté aux acteurs du football. Ils vous ont donné quatre ans pour le faire et vous ne l’avez pas fait. Aujourd’hui, on est dans un fiasco total, mais on s’empresse pour les élections. Je pense que c’est fait à dessein et c’est une sorte de fuite en avant de l’exécutif actuel. Sinon rien n’explique qu’après une correspondance comme celle du ministère des sports et de l’éducation physique que les choses puisent continuer. Qu’après un discours du président de la République qui a mentionné des dérapages, que des choses aillent dans ce sens. Je vous le dis encore : le président de la République a dit que l‘ordre doit régner, il faudrait que l’ordre règne sur des aspects basiques comme le football. Je ne pense pas qu’en le disant, c’était seulement sur des aspects précis. Si l’ordre doit régner, il faudra que cela commence à la Fédération Camerounaise de Football.
J’appelle à une union sacrée entre personnes qui veulent être candidates à la présidence de la Fédération Camerounaise de Football pour trouver une solution d’un commun accord afin de mettre un terme à ce processus qui va vers le sens contraire ».


