Le président de la ligue régionale de tennis du Littoral apprécie l’organisation du tournoi ITF J30 Douala par OTA et juge les performances des athlètes camerounais à ces compétitions.
Quelles impressions dominent chez vous après avoir assisté aux finales de la deuxième semaine des tournois ITF J30 de ce mois d’Octobre ?
Des impressions de satisfaction. Vous savez que nous sommes ici par la volonté d’un homme qui a eu une grande vision pour le tennis, Joseph Oyebog. A chaque fois que nous sommes là, il faut quand même penser à célébrer sa mémoire. Parce qu’il a toujours voulu mettre les enfants les plus démunis sur les courts de tennis. Et pour que ces enfants puissent en profiter, il fallait être capable, après avoir pu détecter les plus talentueux, de faire venir des tournois de cette envergure ici. Parce que sachant que les parents de ces enfants n’avaient pas les moyens pour pouvoir les accompagner dans les tournois un peu partout, il a tout fait pour amener ce genre de tournoi chez eux.
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Vraiment, nous sommes heureux de voir que nos enfants aujourd’hui sur place reçoivent des enfants qui viennent du monde entier et gagnent des positions dans le classement ITF Jeunes. C’est l’occasion de féliciter l’organisation, tous ceux qui ont choisi d’accompagner OTA (Oyebog Tennis Academy) dans cette aventure. Nous pensons qu’ils vont davantage faire pour qu’on ait beaucoup plus de tournois pour qu’un plus grand nombre d’enfants puissent bénéficier de cette opportunité.
Qu’est-ce que vous pensez qu’OTA puisse faire de plus pour les jeunes dans le cadre de ces OTF J30 Douala ?
OTA fait sa part. Je ne vais pas avoir la prétention de leur exiger davantage. Mais ce que je vais dire c’est qu’ils font déjà deux rassemblements par an. C’est beaucoup. Nous nous félicitons que l’équipe de Joseph Oyebog soit restée soudée. Que personne après son décès ne soit parti. Nous sommes très fiers de voir que ces tournois ont continué à exister. Car après sa mort, les gens se demandaient ce que va devenir ce projet. Vous voyez tous avec moi qu’il est là. L’équipe est restée sereine, soudée et entière. Maintenant, les événements continuent à être. Tout ce que je peux demander c’est d’encourager les équipes d’OTA à maintenir cette dynamique. Et plus cela sera fait, plus il y aura des gens qui vont faire confiance et multiplier le nombre des activités.
En tant que responsable de la Fédération Camerounaise de Tennis, comment appréciez-vous les performances de vos jeunes compatriotes dans ces tournois depuis quelques années ?
Généralement, ce sont les enfants d’OTA qui sont exposés. Parce que c’est l’Académie. Parce que c’est sa mission. Il faudrait que les autres clubs de la région du Littoral et du Cameroun entier puissent se mettre sur ce travail. Puisque nous savons déjà qu’il y aura des tournois dans l’année, les entraineurs peuvent saisir ces informations pour préparer les leurs. De façon à ce que des jeunes viennent d’ailleurs et pas que d’OTA. Pour ce qui concerne les officiels, vous voyez qu’ils sont entièrement Camerounais.
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Au début de cette aventure, certains officiels venaient de l’étranger et cela faisait dépenser plus d’argent. Maintenant que l’on les a « camerounisés » cela donne à nos compatriotes l’opportunité de travailler, d’arbitrer des matches, de se corriger et de se performer pour pouvoir même s’exporter. J’imagine que des tournois dans les pays autour du Cameroun, comme le Tchad, la Centrafrique, le Congo et le Gabon, peuvent bien, quand ils le veulent, appeler nos officiels. C’est tout bénef pour nous.


