Elu au comité exécutif de la Confédération Africaine de Golf le 16 Octobre à Hammamet (Tunisie), le président de la Fédération Camerounaise a effectué un retour triomphal au bercail. Le 26 Octobre, il a parlé de ses nouvelles fonctions et de leur contenu avec la presse, au Restaurant Malimba Dégustations, à Douala.
Au cours de l’échange avec les hommes de médias, le nouveau président de la Région 3 a dévoilé son programme immédiat et les actions que l’instance suprême de la Confédération Africaine de Golf compte mener en faveur du mouvement golfique africain. Nous vous proposons de larges extraits de ses différentes interventions
« Désormais au sein du comité exécutif, lorsque nous avons décidé de toutes les politiques qu’on conduit en Afrique sur le plan du golf, représentants de 54 pays, j’ai la responsabilité directe de les rendre opérationnelles dans les 8 pays qui sont ma zone de compétence »
« J’ai été élu sur un programme politique : golf entreprise, golf amateur, golf junior, socle d’un golf professionnel de qualité. Les entreprises parce qu’elles vont faire remonter le nombre de pratiquants. Le golf amateur va s’adresser également à ces chefs d’entreprises. On aura réglé fondamentalement la question des infrastructures. Ce golf amateur résout également les questions de compétitions. Quand le golf amateur se met en place par les patrons, ils font les Open de leurs propres entreprises. Cela embraye sur le golf junior qui lui est encadré par les parents, les entreprises. Parce qu’ils savent déjà de quoi ils parlent »
« Une vision stratégique sur 54 pays, opérationnelle sur 8 pays »
« Je vais faire la tournée des 8 pays.je vais rencontrer les pouvoirs publics, les fédérations civiles sportives de golf de ces pays-là, les initiateurs de l’activité privée de golf dans ces pays-là. Quand j’aurais fiat cet état des lieux, nous allons construire ensemble, dans la vision qui est la mienne. Jusqu’ici, je n’avais qu’une vision camerounaise du golf. Là, j’ai une vision stratégique sur 54 pays opérationnelle sur 8 pays. J’apprends à rentrer dans la fonction. Et quand on rentre dans la fonction, il y a des éléments qu’on ne peut pas éviter : les visites de terrain »
« Lorsque je me déplace, c’est d’abord le membre du comité exécutif qui se déplace. Je ne suis pas limité à un rayon de pays. Lorsque j’irai vers ces pays, je n’aurai pas pour interlocuteurs uniques les fédérations civiles. Nous sommes une Confédération qui travaille avec les Etats qui ont les démembrements des fédérations civiles. Pendant que j’étais à Paris, il y a par exemple le premier ministre centrafricain voulait déjà me recevoir. Il va me passer son ministre des sports. Nous aurons un échange rapidement pour préparer ma venue déjà, en RCA. Ils vont me passer les entreprises installées, les présidents des fédérations civiles. C’est tout cet écosystème qui fait le golf. Et quand moi je me déplace, je ne me déplace pas comme président de Fédération. Je le suis peut-être encore, mais ce n’est plus cette casquette qui est importante. Nous sommes sur des politiques globales africaines qui impliquent l’Etat, la Fédération civile, les acteurs privés qui ne connaissent même pas le golf, les acteurs privés qui ont des initiatives de golf. On ne va jamais se déplacer dans un pays tant que toutes ces colonnes ne sont pas remplies. Parce que cela n’aurait pas un impact significatif si je me levais ici et j’allais voir un président de fédération en Guinée Equatoriale. Cela ne servirait à rien. »
« Je connais chaque pays et sa petite réalité golfique »
« Notre politique consistera à développer les infrastructures physiques (étendues, classiques, 9 trous, 18 trous) là où ça se peut, mettre des académies indoor qui sont la même chose en termes de connaissance du golf, faire la promotion dans les écoles avec du matériel porté vers les écoles. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas »
« Vous me demandez si j’ai dressé un état des lieux avant ma campagne. Vous ne pouvez pas aller à une responsabilité sans évaluer si vous pouvez le faire. Et dans le cas d’espèce c’était d’évaluer si je peux servir la cause africaine du golf dans les 54 pays. C’est ce que nous faisons au comité exécutif. « On ne parle pas de ma zone. Quand on s’assoit au comité exécutif, on laisse d’abord de côté nos casquettes de zones. On définit d’abord ce qui est stratégique et chacun qui est président d’une zone va implémenter cela. Oui, j’ai été approché, oui je pense que je suis prêt. Oui, je pense que j’ai mesuré, oui je pense qu’il y a de la matière qui va m’accompagner dans tous ces pays-là où je connais un petit peu, à date chaque pays et sa petite réalité golfique et qu’est-ce qu’il faut lui apporter. Le Cameroun n’est pas la RCA, la RCA n’est pas le Tchad, le Tchad n’est pas la Guinée Equatoriale, la Guinée Equatoriale n’est pas le Gabon, le Gabon n’est pas le Congo, le Congo n’est pas la RDC, la RDC n’est pas le Burundi.
Chacun a son niveau de golf et nous, en stratégie globale sur les 54, on saura adapter pour chaque pays. Je vous prends l’exemple de la région 3. Actuellement, celui qui a le plus d’infrastructures sous exploitées, c’est la Guinée Equatoriale. Elle a mis des infrastructures qui n’ont pas une animation golfique. Quand tu vas en Guinée Equatoriale, tu ne parles plus de problèmes d’infrastructures. Elles sont là, mais tu parles de leur animation. Quel est leur captage des compétitions internationales ? Donc, au niveau de la Confédération, on va s’asseoir en disant : « dans le calendrier golfique, essayons d’affecter tel nombre de compétitions pour animer ces infrastructures. On va arriver en RCA où il n’y a pas un parcours de 18 trous. Celui qui existait a été envahi ors de la guerre. Il y a une activité golfique mineure. Là-bas, on peut accompagner par des relations RNE, Fédération internationale de golf et les Etats. On va donc dire : « investissons pour qu’on ait un parcours de 9 trous ou 18 trous. C’est une autre réalité. Pour revenir ici au Cameroun, nous avons des golfs, mais il faut les remettre à niveau pour qu’ils aient la qualité suffisante pour accueillir les vraies compétitions internationales. Pendant les 4 as de mon mandat, je vais m‘efforcer de faire avancer la cause du golf dans chacun des pays de cette zone tout en restant dans la stratégie globale du comité exécutif »


