Ancien milieu de terrain des Lions Indomptables (réagit sur la radio Sweet Fm émettant de Douala)
« J’ai perdu un grand frère, un protecteur, un enseignant. Enseignant pace que j’ai beaucoup appris en le regardant jouer. Ce monsieur dégageait une force physique même spirituelle incroyable. Les gens me demandent souvent où je prenais le courage pour être aussi féroce. C’est parce que j’ai regardé, j’ai été sous la coupe des gens comme ce monsieur qui est parti. Il y a aussi monsieur Aoudou et un type comme Sinkot. Quand tu étais entouré de monstres sacrés comme ceux-là, tu ne pouvais que les suivre dans la bonne direction. Je suis tellement mal à l’aise, très gêné quand je parle de ce monsieur.
C’était un exemple. Je vais partager avec vous un souvenir. Nous sommes au Brésil avec Claude Leroy pour un stage d’un mois. L’équipe nationale jour un match amical contre une équipe de Bangu Curritiba. Pendant qu’on joue, Bakond qui jouait pour Dynamo de Douala à l’époque. Kunde est Libero. Il est là-bas derrière. Vous imaginez la distance entre le défenseur central et l’avant-centre ! Bakond appelle Kundé par son surnom. Il crie : « Benetti ». Kunde entend quelqu’un l’appeler. Il lève la tête et demande : « quoi ? » Bakond lui répond en bassa : « vraiment les deux défenseurs-ci sont en train de me frapper les pieds. Je ne comprends pas ». Est-ce que vous pouvez imaginer ce que Kundé lui a dit de faire ? Il lui a dit : « mord-le à l’oreille, je te demande de lui mordre l’oreille ».
Il nous mettait à l’aise avec ce genre de plaisanteries. On rigolait du fait qu’un joueur dise à son coéquipier de mordre l’oreille d’un adversaire. Il était capable de nous ramener le sourire sur les lèvres quand l’ambiance était tendue dans le vestiaire. Il, dégageait beaucoup de tranquillité, mais c’était un blagueur de première classe. Je ne l’ai jamais vu hausser le ton même quand il était énervé. Il était très flegmatique, d’une simplicité qui ne disait pas son nom. Quelqu’un qui montrait peut-être qu’il ne souriait pas, mais qui était très à l’aise en parlant avec ses petits frères. Quand j’ai entendu son palmarès tout à l’heure, je me suis demandé si c’est vraiment moi qui ai côtoyé ce monstre »



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