Le promoteur de Phoenix Velo Club dresse le bilan du tournoi qu’il a organisé deux mois durant à l’intention des cyclistes en vacances académiques.
Quel bilan faites-vous du tournoi de vacances que votre écurie Phoenix Vélo Club a organisé en collaboration avec Douala Vélo Club ?
Je suis content d’avoir organisé une saison qui a connu beaucoup de succès en rendant les enfants heureux. Leur niveau est très élevé. Il s’est élevé à chaque journée de compétition. Je ne peux que rendre grâce à Dieu pour cela. Si Dieu a permis que je puisse tomber sur un mentor comme mon papa Jacques Kuissi et qu’aujourd’hui il clame que je suis son héritier, je pense que c’est parce qu’il a vu que je peux porter cette lourde responsabilité. Environ 150 enfants venus de plusieurs localités sont venus pour cette dernière étape. Ce n’est pas une tâche facile que de les encadrer. Jacques Kuissi est un visionnaire. Il voit ce que moi son fils je ne peux pas voir. Je me projette déjà sur la 5ème édition de ce tournoi de vacances en vélo prévue en 2027.
Qu’est-ce qu’un tournoi comme celui qui vient de se terminer peut-il apporter à des enfants comme eux qui sont inscrits dans votre académie ?
Il est d’abord organisé pour éviter la délinquance juvénile. Au lieu que les enfants vadrouillent au quartier, ils ont la possibilité d’avoir une idée de ce qu’ils veulent en embrassant le cyclisme. Je rends grâce à Dieu car dans Phoenix Vélo Club et Douala Vélo Club, nous avons eu presque 90% de succès à l’école. Seuls deux d’entre eux ont raté leur examen. Que les parents ne pensent pas que c’est le vélo qui détruit les enfants ou que c’est ce qui fait rater leurs examens aux enfants. Ils doivent au contraire comprendre que c’est un argument pour un enfant. Un argument qui lui permet de travailler davantage sur tous les plans.
On est dans la 25ème année de Douala Vélo Club qui a contribué à la naissance de cotre écurie. Comment appréciez-vous ce parcours ?
Je tire un grand coup de chapeau à mon père Jacques Kuissi car il a su gérer les hommes durant cette période. Ce n’est pas une chose aisée. Phoenix Vélo Club est né en 2017. Je me demande, au vu des difficultés que je traverse, si je vais arriver à atteindre ne serait-ce que la moitié du parcours de mon papa Jacques Kuissi.


