Le récent « Baromètre » du Syndicat National des Footballeurs Camerounais (SYNAFOC) présente des statistiques alarmantes sur les trois premiers mois. La situation des joueuses engagées en Guinness Super League est des plus préoccupantes.
Le premier « Baromètre » de l’année 2026 a livré ses vérités. Ce jeudi 26 Mars, Le Syndicat National des Footballeurs Camerounais a fait connaître à la presse réunie à son siège, à Douala l’état des salaires des footballeurs professionnels du Cameroun. Les chiffres du « Baromètre » sont déprimants. Le document que lit le secrétaire général Me Daniel Blaise Ngos révèlent des statistiques en baisse. Notamment par rapport à ceux de la fin de saison passée.
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Le taux de paiement moyen des salaires s’élevait à 58% pour l’Elite One, à 35% pour l’Elite two et à 100% pour la Guinness Super League. En Février 2026, en MTN Elite One, il est de 49%. Soit à peine 6 clubs sur les 14 qui payent péniblement leurs joueurs. En Elite Two, le taux est de 29%. A peine 4 clubs sur 16 qui paient péniblement leurs joueurs. En Guinness Super Ligue le compteur affichait 0% au moment de la finalisation du rapport. « D’après nos informations, il était même encore question pour les clubs de transmettre leurs listes à la Ligue féminine de football du Cameroun. Ce qui est proprement scandaleux quand on sait que les salaires sont pris en charge par un sponsor », précise Me Ngos.
Zéro salaire pour les filles !
Il relève la dégradation du traitement au niveau du paiement des primes. Seulement 81% des primes d’entrainement sont payées en Elite One. Contre 75% en Elite Two et 100% en Guinness Super League. Les joueurs ont reçu 71% des primes de matches en Elite One, 61% en Elite Two et 100% en Guinness Super League.
Le SYNAFOC dénonce des pratiques frauduleuses dans la fourniture à la FECAFOOT des preuves qui permettent aux clubs d’être éligibles à la subvention de l’Etat. Les clubs ne paient pas dans les faits aux joueurs les montants indiqués dans les contrats, accuse le syndicat. « Les conditions des footballeurs et des footballeuses ne se sont jamais portées aussi mal que depuis 4 ans. On vous abreuve d’annonces sans que cela ne se traduise pour eux en bénéfice concrets », déplore Me Daniel Blaise Ngos.
Le « Baromètre », un instrument plus qu’utile
Le haut responsable adresse des piques à la FECAFOOT, vu seulement comme un « gendarme de façade ». Selon lui, elle incarne « la gouvernance la plus opaque des 20 dernières années s’agissant du football. Une gouvernance conflictuelle qui divise », ajoute-t-il.
Le « Baromètre » fête son premier anniversaire ce mois de Mars. Les responsables du SYNAFOC le créditent d’un bilan positif. Il a « atteint tous ses objectifs et parfois au-delà des espérances ». Au départ, il devait démontrer l’engagement du SYNAFOC à défendre les droits de ses membres en toute transparence. Il devait aussi informer les joueurs ainsi que le public sportif national et international sur les clubs qui paient régulièrement leurs joueurs et leurs joueuses et ceux qui ne paient pas. Rappeler quelques points importants du règlement du statut du transfert du joueur sur le délai du paiement des salaires des joueurs était l’autre objectif.


